Un nouveau-né abandonné dans la "boîte à bébés"
Un nourrisson d'environ deux jours a été recueilli samedi dans la "boîte à bébés" d'une asbl anversoise, le second en neuf années d'existence de cette structure, indiquent dimanche les journaux du groupe Corelio sur leur site internet.
Le bébé, un petit garçon, est en bonne santé, a confirmé l'asbl "Moeders voor Moeders" (mères pour mères) à l'agence Belga.
Il restera ce dimanche encore dans les murs de l'asbl avant d'être confié au home pour enfants du CPAS anversois, le "Good Engels".
La justice a ouvert une enquête pour tenter d'identifier ses parents, mais elle ne dispose à l'heure actuelle d'aucun indice.
Le bébé, le deuxième à avoir été déposé en neuf ans d'existence la "boîte à bébés" d'Anvers, recevra automatiquement le nom de De Kleine (Le Petit), tout comme son prédécesseur Thomas, abandonné en novembre 2007 et qui a depuis été confié à une famille d'accueil souhaitant adopter. Sa tutrice sera la présidente du CPAS d'Anvers Monica De Coninck.
Sans tarder, le CPAS d'Anvers va se mettre à la recherche de parents candidats à l'adoption.
Le phénomène des abandons de bébé à la naissance est "loin de se tarir", indiquaient encore récemment les parlementaires du Conseil de l'Europe, réclamant le développement de centres d'hébergement mère/enfant et des délais de rétractation plus longs pour la mère qui abandonne son bébé.
Selon un rapport du Conseil de l'Europe, il s'agit le plus souvent de très jeunes femmes, souvent d'origine étrangère, sans autonomie (migrantes irrégulières, prostituées) et qui n'ont pu recourir à la contraception ou à l'avortement interdits dans certains pays.
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| Outre à Anvers, des "boîtes à bébés" existent en Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie, Slovaquie, Italie. On en compte 80 en Allemagne et quelques dizaines dans des pays comme l'Italie ou la République tchèque. Le Japon en a créé une à Kumamoto tandis qu'aux Etats-Unis, depuis 1999, la plupart des Etats permettent la dépose anonyme des bébés, de la naissance jusqu'à un an, dans des lieux sécurisés, sans risque de poursuites pénales. La "boîte à bébés" fait cependant controverse parce qu'elle "incite à accoucher dans la solitude" et parce que l'abandon reste un crime dans certains pays, selon le rapporteur. Ses partisans avancent des arguments éthiques: lutte contre l'avortement, prévention des abandons sauvages, des infanticides et de la maltraitance, et certitude de voir les enfants adoptés. Ce système "est un moindre mal car la vie de l'enfant n'est pas mise en péril et il devient adoptable", résumait le parlementaire français André Schneider, traduisant l'avis de ses pairs. |
Source : http://www.rtlinfo.be/
